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FC-METZ

miouai

le 09/03/2006 à 16h41
Souleymane Youla doit s'en vouloir. Après un premier acte pauvre en occasion, le ballon de l'ouverture du score lui est revenu à deux reprises. D'abord, à la réception d'un coup-franc qu'il avait lui même provoqué en jonglant son vis-à-vis; sa tête frôla le poteau. Ensuite, sur un bon centre de Ludovic Obraniak, où il manqua de promptitude et fut rejoint in-extremis. Dans cette partie vide d'opportunités, ce double-échec a coûté cher aux Messins qui, sans cela, auraient certainement remporté cette rencontre. Car l'ASNL, qui lui a opposé une résistance digne de ce nom pendant 45 minutes, a clairement marqué le pas après la sortie de son attaquant Elie Kroupi dont le genou a tourné à la réception d'un duel aérien.
Certes, il y eut d'abord cette tête du Franco-Ivoirien, que Wimbée arrêta (14°); puis un numéro de soliste ponctué d'une frappe écrasée par ce même Kroupi (19°). Mais ce fut tout en ce qui concerne les occasions visiteuses jusqu'aux arrêts de jeu de la partie. A trop vouloir sauter les lignes, la formation de Pablo Corréa se mettait à subir et réduisait le travail de ses deux attaquants à un pressing sur la relance locale. Le second acte, donc, fut à l'avantage des Mosellans, avec ces deux occasions à l'actif de Youla. Puis, en fin de partie, Hervé Tum fut idéalement lancé dans la profondeur. Mais le Camerounais fut rejoint dans la surface. Ces trois grosses occasions auraient dû permettre aux hommes de Muller de ressortir vainqueurs de ce duel peu esthétique. Finalement, ils faillirent même laisser la totalité du pécule dans la bataille, quand Gavanon enroula son ballon du pied gauche au terme d'un rush final aux faux airs de KO. Heureusement pour Metz, Grégory Wimbée étala toute sa carcasse pour déloger le cuir du petit filet vers lequel il se dirigeait (92°).
La partie se termina donc sur un triste résultat nul. A la décharge des acteurs du soir, la pelouse, évidemment meilleure que si le match s'était joué à la date initiale, a favorisé les fautes techniques. Metz tire pour sa part un bénéfice limité de ce match en retard puis Troyes possède encore ce soir une confortable avance. Pour la rivalité régionale, on remettra cela à plus tard. On espère tous, bien évidemment, la saison prochaine...

25ème journée de Ligue 1, Metz 0-0 Nancy (0-0)
Stade Saint-Symphorien, mardi 7 mars 2006
18 324 spectateurs
Arbitre : Monsieur Colombo

Avertissements :
Metz : Ouadah (58°)
Nancy : Da Costa (80°)

Les équipes :
Metz : Wimbée – Alioui (Gueye 82°), Béria, Medjani, Borbiconi, Bong (Djiba 45°) – Proment, Obraniak – Ouadah – Tum, Youla (Contout 77°)
Nancy : Bracigliano – Chrétien, Puygrenier, Diakhaté, Da Costa, Brison – Gavanon, Berenguer, André Luiz – Kroupi (Camerling 49°), Zerka (Lecluse 90°+2)

VICTOIRE

le 05/03/2006 à 12h39
Pourtant, rien n'incitait à l'optimisme, quant, à la mi-temps, les hommes de Joël Muller rejoignèrent les vestiaires menés 1-0. Le premier acte avait en effet tourné en faveur des visiteurs en deux situations importantes. La première était à mettre à l'actif de Souleymane Youla, bien lancé dans la profondeur par Ludovic Obraniak. Pourtant plus rapide que son vis-à-vis, le Guinéen tergiversait pour finalement frapper à côté du but adverse (24°). Un tournant, car les occasions étaient rares en ce début de partie. Et car l'ASM sut profiter de la première qui lui revînt. L'attaquant italien Di Vaio convertissait de la tête un centre de Dos Santos (0-1, 36°) et renvoyait ainsi les Lorrains à leurs doutes.
Malgré le renfort de Tum, les offensives messines restaient lettres mortes. Bien que timorée, la formation de Guidolin ne frémissait pas d'un pousse. Chevanton faillit même doubler la mise d'une frappe en pivot du pied gauche (56°). Metz, qui dominait la seconde période, n'arrivait pas inquiéter Roma. Il fallut, comme c'est souvent le cas en pareille conséquence, un coup de pied arrêté. Et comme c'est souvent le cas, Ludovic Obraniak le tira. Cette fois, même s'il venait à peine d'entrer en jeu, Babacar Gueye n'y est pour rien. C'est le malheureux Plasil qui trompa son propre gardien à la réception du corner (1-1, 71°). Les Mosellans, peu en réussite, avaient bien besoin de cela pour se remettre en scelle. Les vingt dernières minutes furent les leurs. Extrêmement remontés, les Grenats prenaient d'assaut le but de Roma. Souvent, ils manquèrent de lucidité et de précision dans leurs choix. Jamais ils n'oublièrent d'y mettre de la conviction. C'est ainsi qu'Hervé Tum, pâlichon jusqu'alors, mystifia Lescure avant de pénétrer vigoureusement dans la surface. La raison lui recommandait un centre en retrait. Comme Contout, une semaine plus tôt, il préféra une frappe dans un angle fermé, du pied gauche. La suite lui donna raison, car Roma ne put s'interposer... lucarne (2-1, 80°) ! Sur-excités par ce chef d'oeuvre du Camerounais, les Messins perdirent alors totalement leur football. Les derniers instants de la partie les virent défendre avec frénésie leur avantage aussi inespéré que porteur d'espoir face à des Monégasques trop moroses pour s'opposer à la déferlante adverse.
Ajouté aux défaites de Strasbourg et Ajaccio, ce résultat relance plus que jamais le Club à la Croix de Lorraine dans la course au maintien. Dans trois jours, il reçoit son voisin. Avec un appétit monstre...

29ème journée de Ligue 1, Metz 2-1 Monaco (0-1)
Stade Saint-Symphorien, samedi 4 mars 2006
16 757 spectateurs
Arbitre : Monsieur Lhermite

Buts :
Metz : Plasil csc (71°), Tum (80°)
Monaco : Di Vaio (36°)

Avertissements :
Monaco : Lescure (14°), Di Vaio (31°)

Les équipes :
Metz : Wimbée – Alioui, Béria (Agouazi 69°), Medjani, Borbiconi, Mihoubi – Contout (Gueye 69°), Djiba (Tum 45°), Ouadah, Obraniak – Youla
Monaco : Roma – Maicon, Givet, Lescure, Dos Santos – Gakpe (Meriem 45°), Bernardi, Perez, Veigneau (Plasil 65°) – Di Vaio, Chevanton (Kapo 77°)